La naissance d'une marque...


Kalilou Camara
est né au Mali en 1975 . Il grandit à Kayes.

Si l'on remonte loin dans son histoire, c'est parce que c'est sans aucun doute là que naît son talent de créateur !

Ses premières créations seront réalisées à partir de canettes en tout genre, il en fera des voitures , des avions etc...qu'il vendra encore tout jeune garçon au bord des routes du Paris-Dakar.

Il arrive en France à l'âge de 15 ans où son père réside et exerce le métier de mécanicien. Il va apprendre le savoir faire de son père, « un vrai métier » qui le nourrira.

Toujours en filigrane, il s'amuse à bricoler des objets auxquels il allie désormais son savoir faire en mécanique.

Il créera ainsi des hélicoptères, des avions, des voitures entièrement à base d'objets en aluminium recyclés, mais cette fois-ci, ses créations prennent du volume, il y ajoute des moteurs... et ça marche !

Certains journaux comme France soir par exemple lui consacreront d'ailleurs des articles et des interviews .

Il réalise en 2001 un grand avion entièrement en cintres pour l'armature et en papier mâché récupéré en récoltant les journaux de sa ville, Montreuil.

Cela fera du bruit et il exposera ses œuvres pour la première fois .

Très humble, il ne se reconnaît alors aucunement comme un créateur.

On retrouve cette même humilité lorsque en 2009, naît le premier prototype du sac avec des vinyles.

Il se rend compte que les gens aiment et sont très en demande.

Il se met donc au travail et voyage beaucoup entre Bamako et Paris. Il crée son propre atelier où il emploie 3 personnes.

Très vite, c'est l'effet boule de neige, et il est invité à exposer à l’Hôtel de ville de Montreuil à l'occasion de la semaine de l'artisanat malien.

Les gens le découvrent, et le félicitent. Un reportage lui sera consacré et il remportera le prix de la créativité !

C'est là que germe l'idée de déposer sa propre marque, JOKALI.

Depuis , des voyages, des pauses, d’autres expériences...et un retour en force de JOKALI, avec une nouvelle collection originale, un nouvel atelier à Bamako et à Montreuil.

Les sacs ont mûris, se sont étoffés, tout comme leur créateur !